.Hello / Goodbye.Listen to : Muse - Muscle museum..

.Hello / Goodbye.Listen to : Muse - Muscle museum..

Je n'ai jamais rien pigé à ces articles de présentation, j'ai jamais su quoi y dire exactement.
A quoi ça vous avancerait concrètement de savoir que j'ai 27 ans, que je suis blonde à forte poitrine, que j'ai trois enfants de pères inconnus, que nous habitons dans une caravane au fond des bois aux abords d'un petit village portugais, que nous dansons chaque soir autour d'un feu de camp pour implorer les dieux païens d'être plus cléments et de nous laisser enfin gagner le jackpot au loto, que je travaille comme caissière dans la supérette du coin, que je chausse du 46, que je porte des lunettes de soleil même en plein hiver, que je chasse tous les hommes de mon lit à coups de carabine une fois l'orgasme atteint, que j'élève des ratons-laveurs transgéniques au fond de mon garage, que je dévore deux tranches de steak à chaque petit déjeuner, que je ne bois exclusivement que de la vodka, que ma consommation journalière de cigarettes s'élève à sept paquets, que je ne jure que par la musique country, et que je fais des fellations d'enfer pour seulement quinze euros ? Est-ce que du coup, ça sera comme si on se connaissait réellement, vous et moi ? Est-ce que ça vous donnera envie de lire mon magnifique blog, de vous plonger avec délectation dans mes mots ? Est-ce que ça déclenchera chez vous cette folle envie de revenir trainer un peu par ici ? Ou bien est-ce que vous reviendrez uniquement pour une petite pipe à prix réduit ?
Mais évidemment, cette photo ci-dessus discrédite tout à fait mes propos et vous fera plutôt fuir.

Bonjour. Caroline. Et vous ?

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 15:19

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 15:56

.Au programme.Listen to : Maximo Park - Apply some pressure..

.Au programme.Listen to : Maximo Park - Apply some pressure..

Me 02.09 - Uncommonmenfrommars @ Péniche Fulmar (Bruxelles)
Ve 11.09 - OnOff + Uncommonmenfrommars @ L'entrepôt (Arlon)
Je 17.09 - Wallos @ Namur
Ve 18.09 - Wallos @ Namur V
Sa 19.09 - Autumn Rock Festival V
Ma 22.09 - Carl @ Botanique
Me 23.09 - Bikinians @ Café Merlo (Bruxelles)
Je 24.09 - Clandestine @ La Porte Noire (Bruxelles) V
Ve 25.09 - Nocturnes de l'ULB V
Sa 26.09 - Clandestine @ Centre Culturel (Schaerbeek)
Sa 03.10 - Fink @ Botanique V
Di 04.10 - Soap & Skin @ AB
Lu 05.10 - Concert F-X @ Louvain-La-Neuve V
Ma 06.10 - Welcome Party @ FUSL
Me 07.10 - Florence and the Machine @ Botanique
Di 11.10 - The XX @ Botanique
Ve 16.10 - Riff'n'bips
Sa 17.10 - Clandestine @ Le Chalet (Rixensart)
Ma 20.10 - The All-American Rejects @ AB
Sa 24.10 - Rock or ride 2 @ Quiévrain
Sa 24.10 - Clandestine @ Rocktobre
Sa 31.10 - The Horrors @ Botanique
Di 01.11 - Bring Me The Horizon + A Day To Remember + August Burns Red @ AB
Lu 02.11 - MUSE @ Sportpaleis
Di 08.11 - Grizzly Bear @ Cirque Royal
Lu 09.11 - Flaming Lips @ AB
Me 18.11 - Passion Pit @ Botanique
Ve 20.11 - The Sounds @ VK
Sa 21.11 - Clandestine @ Bruxelles
Ma 27.11 - Babylon Circus @ AB
Je 03.12 - Puggy @ Botanique
Di 06.12 - Placebo @ Sportpaleis

# Posté le mardi 08 avril 2008 17:12

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 11:48

.Capillairement parlant.Listen to : Goldfinger - My everything..

.Capillairement parlant.Listen to : Goldfinger - My everything..

Aujourd'hui, alors que ma coiffeuse s'amusait guillerettement à me tirer les larmes des yeux à force de torturer mes pauvres cheveux, une révélation germa inopinément dans son esprit. « Une coloration rouge, ça vous irait bien. » Heureusement, je ne suis point un esprit influençable, j'ai vu clair dans son jeu dès le début, je ne me laisserai pas aller à céder sous ses compliments à propos de mes magnifiques yeux bleus qui serait terriblement bien mis en valeur avec cette couleur, non non. Je sais à quoi m'en tenir, c'est pas à moi qu'elle vendra sa coloration, surtout quand on sait que la dernière fois où j'ai essayé une nouvelle couleur, je me suis retrouvée affublée du doux surnom d'abbé champignon, mais bon, c'est une autre histoire. Cependant, après mûre réflexion, après le supplice du sèche-cheveux, et après avoir subi encore quelques minutes ses compliments enchanteurs, mon esprit un peu engourdi a finalement tilté sur un fait des plus importants :


Alors, à la pensée d'un tel mâle tout de noir vêtu se jetant dans le vide, traversant un univers futuriste sa chevelure enflammée au vent, pour finir par s'éteindre dans le cosmos, j'étais direct décidée, j'aurais les cheveux rouges moi aussi. Comme ça, pendant le concert de Muse du 2 novembre au Sportpaleis, Matthew Bellamy me repérera, d'office. Il me verra, là, compressée entre mille corps au tout premier rang, au bord de la crise de larmes et de nerfs, à cracher mes poumons pour chanter plus fort que la masse. Il me verra, oui, et une grande histoire d'amour naitra entre nous au tout premier regard. Il me verra les yeux débordant d'émotion, les bras tendus vers lui pour me rapprocher le plus possible de sa perfection, il me verra et me fera monter sur scène. Il m'enlacera à m'étouffer de bonheur, il me dédicacera une chanson, on dansera jusqu'à en oublier le monde autour de nous, puis on s'enfuira sur son beau cheval blanc, ses guitares sous le bras, on se mariera, on aura dix enfants, on organisera des partouzes avec toutes les plus grandes rock stars et on vivra sex, drugs and rock'n'roll !

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 13:13

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 12:56

.Love is dangerous for my tiny heart.Listen to : Muse - Pink ego box..

.Love is dangerous for my tiny heart.Listen to : Muse - Pink ego box..

Le prologue.

Les ados cherchent l'amour si intensément qu'ils croient le trouver à tous les coins de rues.
Quand j'étais jeune, j'étais pareille. Je cherchais tellement fort, jusqu'à me retrouver inscrite sur des sites de rencontres, jusqu'à atteindre le summum du pathétique donc. Mais au milieu de la foule de pervers, y avait un gars, tu sais, le gars. Love.you.so, c'est tout con comme pseudo, et du coup ça marche à fond. Bien sûr, ça a aussi marché avec moi. Il était gentil, il savait aligner plus de trois mots sans abréviations, il s'intéressait à moi, il me faisait rire, il était quasi parfait dirons-nous. Le feeling passait, les jours aussi, et mes sentiments se sont emballés. L'amitié qui se transforme en amour, c'est bien, mais pas quand ça se passe à des kilomètres de distance, pas quand on ne sait même pas à quoi ressemble le fruit de nos fantasmes.

L'histoire.

C'était il y a des années mais je m'en souviens comme si c'était hier. Je pourrais même te répéter tes mots exacts. Au fil du temps, on a eu des hauts et des bas, des soirées de discussion et des mois de silence. Des engueulades, des tentatives, des échecs, des crises de larmes. Et malgré tout, c'était toujours le bon qui me restait à l'esprit. Peut-être que j'étais juste trop acharnée, que je voulais trop t'idéaliser, que je me voilais la face, mais je voulais y croire malgré tout. J'ai toujours rêvé d'une belle histoire comme ça, une histoire comme dans les livres et les films, une histoire qui finit bien. J'ai tout fait pour ça, tu sais. Je voulais tellement te plaire, je voulais tellement être celle qu'il te faudrait, celle dont tu ne pourrais pas te passer. J'essayais de m'adapter à toi, d'être comme tu le désirais. Je serais revenue des années en arrière juste pour te plaire à nouveau. Quitte à en oublier de vivre. Oui, je ne vivais que par toi et c'était stupide, je le sais désormais. On aurait pu évoluer ensemble, ne jamais perdre contact, une belle histoire quoi. Mais j'en ai trop voulu, trop demandé. En voulant m'attacher à toi, je n'ai fait que te pousser à fuir. Doucement, je ne le voyais même pas, mais tu t'éloignais. Alors que moi, j'avais juste besoin de toi, besoin de cette impression de nous. Et regarde maintenant, on ne se parle même plus. Tu m'oublies peu à peu, en fait tu ne sais peut-être même plus que j'existe, que j'écris pour toi de longs textes à l'eau de rose sur un blog minable. Tu t'en foutrais, tu rirais même de moi. Je sais que tu n'aimes pas ce côté de moi, ce côté exagérateur et exigeant, ce côté qui te suppliais de me pardonner et de rester encore un peu, ce côté qui réclamait ton affection. Je sais que tu me trouverais pitoyable. Je me trouve aussi fort pathétique. Mais c'est comme ça. Tu étais là, tu y es toujours, et tu y seras sûrement encore longtemps.

L'épilogue.

Il me manque à crever.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 08:30

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 16:04

.Go fake yourself.Listen to : Stutterfly - Gun in hand..

.Go fake yourself.Listen to : Stutterfly - Gun in hand..
+
Eh bien moi, je voudrais faire de ma vie un drame.

Je voudrais une vie toute rebondissante, une vie montée sur ressorts, pleine de hauts et de bas. Je voudrais des surprises chaque matin, des bonnes comme des mauvaises, des bigs bangs journaliers et des tremblements de terre en chaine sous ma peau et dans ma tête. Je voudrais enfin vivre ce fameux grand frisson, qu'il me parcoure des orteils à la cime, qu'il me fasse frissonner de partout. Oh oui, je veux tout ressentir, tout tenter, tout goûter, tout vivre, sans partage, sans hésitation.

C'est carrément grisant. Sentir les larmes venir si facilement. Vous savez, le bout du nez qui picote un peu, les yeux qui se brouillent doucement, et cette sensation que vos lèvres se mettent à trembler de façon incontrôlable, si bien que vous avez l'air parfaitement ridicule avec ce visage tout torturé et tout inondé. Grisant de sentir son ventre se serrer et ses tripes se contracter, s'envoler ou s'évaporer. Un peu comme dans les montagnes russes. Avant je vivais comme ça. Ma vie, c'était un de ces manèges géants. A prendre toujours tout un peu beaucoup trop à coeur, à se prendre la tête pour des conneries et à annoncer la fin du monde à grands coups de crises de larmes tous les soirs. Je me laissais couler, sombrer, je m'enterrais consciencieusement six pieds sous terre, j'en venais même à creuser le sol avec mes dents s'il le fallait. Etre au plus bas pour mieux remonter après, c'était comme ça que j'imaginais la vie. Se rendre totalement faible et vulnérable pour que finalement on vous accorde quelque chose de plus, quelque chose de mieux. Quitte à exagérer, je l'avoue, je le faisais. Jouer la victime, la fille totalement désemparée et paumée, je le sais, c'était pathétique, mais le malheur devient un peu comme une drogue à la fin. Le wagonnet, après s'être emballé jusqu'en bas de la pente, finissait toujours bien par remonter, péniblement mais sûrement. Et plus on descendait bas, plus on remontait haut. A toute vitesse, s'envoler jusqu'à toucher les étoiles.

Mais avec un soupçon de vérité s'il vous plait.

Sauf qu'à force de rechercher ce petit quelque chose, cette petite étincelle, on finit par s'y perdre. Le wagonnet se lance dans un labyrinthe terrible, du genre jardinet de maison hantée, on s'y perd, on s'effraie soi-même, on ne se reconnait plus. Je ne sais même plus qui je suis, je ne sais même plus si c'était réellement un jeu, si je suis juste une menteuse ou bien tout simplement une pauvre gamine malheureuse. Je ne suis plus qu'un frissonnement, et même plus une entité à part entière.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 09:50

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 12:56